La « grande marche pour l’Europe » dans la pratique : le porte à porte

Suite de l’article précédent « Samedi matin à 10h30, Place de la Sorbonne à Paris »

Celui-ci est écrit par Katherine Marang, qui a vécu de multiples expériences professionnelles dans une grande variété de domaines et de pays.

Laurence et moi-même avions pressenti que ce porte-à-porte ne serait pas facile, mais je pense que nous n’avions pas estimé à quel point ce serait compliqué !
Beaucoup d’immeubles ont un digicode, si ce n’est deux codes pour simplement y rentrer !
Samedi matin dans les immeubles de la rue des Carmes, beaucoup d’absents et de la part des personnes présentes beaucoup de refus de répondre à nos questions.
Après deux heures nous avons réussi à interroger une dame et un monsieur d’origine turque mais de nationalité française, tous deux à fond pour l’Europe.
La première approche des gens est donc compliquée, mais une fois le contact visuel établi, les gens sont éminemment constructifs.
Lorsque j’ai recommencé deux jours après j’ai eu le même pourcentage de réponses et les autres « marcheurs » rapportent des résultats semblables ..
Ajoutons que les 5e et 6e arrondissements de Paris sont des quartiers  bobo, la plupart des personnes ont au départ une opinion positive de l’Europe. Dans d’autres quartiers les réponses pourraient être plus nuancées !
Je pourrai résumer de la manière suivante les réponses obtenues :
– pas de guerre depuis 70 ans en Europe
– on demande plus de dialogue entre les européens pour trouver des réponses communes aux problèmes actuels
– toujours l’exigence de plus d’Europe dans les domaines clé : économie (plus de partenariats entre pays européens,  avancer ensemble au même rythme, etc.) immigration, terrorisme, chômage, écologie, pour décider ensemble
les jeunes parlent des possibilités d’échanges d’étudiants (Erasmus) et des possibilités de bouger professionnellement d’un pays à l’autre  (jobs, stages)
 – les critiques concernent surtout une faiblesse de l’Europe largement ressentie que ce soit dans les domaine politique ou militaire.
Au moment des échanges entre  « marcheurs » après le porte-à-porte du premier jour, les réponses récoltées sont similaires. Mais les « marcheurs » se promènent dans toute la France jusqu’au 15 mai.
Il faudra donc attendre la fin de ces enquêtes porte à porte à travers toute la France, et pas seulement dans les grandes villes, pour en tirer des conclusions significatives.

3 Comments

  1. « Pour defendre cette conviction partagee, et rester fidele a la promesse d’ecoute qui est a l’origine de notre mouvement, nous devons de nouveau partir sur le terrain pour etablir un diagnostic avec les Francaises et les Francais : c’est l’ambition de la Grande Marche pour l’Europe. »

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